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Nous démarrons notre voyage en Turquie en 2021 en atterrissant à Istanbul et en prenant la route immédiatement pour les ruines de Troie et son musée très intéressant qui sont à environ 4 heures de voiture de l’aéroport d’Istanbul. Alors je vous laisse lire l’histoire de cette ville de Troie sur votre moteur de recherche préféré qui sera sûrement bien plus pertinent que moi sur le sujet. Nous enchaînerons ensuite avec l’ancienne cité de Pergame (ou Bergama).

Pergame fut une très riche cité lors de l’antiquité, capitale d’un royaume pendant presque deux siècles, avant de devenir une province romaine. Ses vestiges témoignent nettement de cette importance passée.

Le site principal correspond à l’acropole des Rois de Pergame, sur un mont au nord-est de la ville moderne. Les autres ruines antiques d’importance, l’Asclepion sont localisées à l’ouest du village.

Dans la ville de Bergama elle-même, il reste d’importants vestiges de la basilique rouge, du IIe siècle après J-C qui était dédiée à des dieux égyptiens avant d’être convertie. Saint Jean la mentionna.

Sur l’acropole, une très belle vue, mais aussi des ruines 🙂 bien sur, avec surtout l’autel de Zeus, le temple d’Athéna, la bibliothèque, et le théâtre à flanc de colline. Un grande partie du Grand Autel est au musée de Berlin où il est en partie reconstitué avec des frises sculptées d’origine.

Temple de Trajan

Nouvelle étape sur la route et non des moindres, le fameux site d’Ephèse, pour la petite histoire, Ephèse est une ancienne citée grecque fondée vers 1000 avant notre ère.

Véritable joyaux de l’antiquité, elle fut l’une des villes les plus puissantes de l’époque romaine. Placée sous la protection d’Artémis, elle connut son apogée en tant que capitale de la province romaine d’Asie mineure. Ephèse fut aussi une ville clé dans l’expansion du christianisme. La vierge Marie y aurait passé la fin de ses jours, protégée par Saint-Jean l’Evangéliste à qui Jésus aurait confié sa mère avant de mourir.
Au quatrième siècle av. J.-C., Lysimaque, un des douze généraux d’Alexandre le Grand, fonda la nouvelle cité d’Éphèse, l’ancienne cité demeurant autour de l’Artémision. Lorsque l’Asie mineure fut intégrée à l’Empire romain en 133 av. J.-C., Éphèse fut désignée capitale de la nouvelle province d’Asie.

La cité d’Ephèse aurait connu son âge d’or entre le IIème siècle avant notre ère et le Ier siècle. Elle devait notamment sa puissance à son port, l’un des plus importants de la mer Égée. Puis, selon les historiens, cette cité opulente aurait été progressivement abandonnée et définitivement désertée au VIIème siècle. La ville aurait été victime de séismes et de l’envasement progressif de son port qui avait autrefois fait sa richesse. Ses habitants auraient de plus dû faire face à des épidémies de malaria tandis que les raids des Sassanides (peuple qui régna sur l’Iran du IIIème au VIIème siècle) au début du VIIème siècle auraient finalement provoqué la fin de la cité.

Pourtant, de récentes découvertes archéologiques semblent montrer que la ville aurait continué de vivre après le VIIème siècle. Un chantier de fouilles conduit par l’archéologue Sabine Ladstaetter a permis de mettre au jour une maison qui aurait été occupée jusqu’au XIVème siècle.

Ephèse

En continuant notre route vers le sud, nous nous arrêtons à Fethiye et c’est là que nous visitons le site des anciennes tombes lyciennes qui ont été sculptées dans la falaise au-dessus de la ville (Tombeau d’Amyntas). Placée plus haut que les autres, la plus importante des tombes a été construite en 350 avant JC pour «Amyntas, fils d’Hermagios» (selon une inscription grecque sur le mur de la tombe). On pense qu’il était un dirigeant ou un noble lycien local.

L’entrée du tombeau d’Amyntas a été creusée dans la roche pour ressembler à un portique de temple, avec deux colonnes de style ionique surmontées d’un fronton triangulaire. Des voleurs de tombes semblent avoir pénétré dans la tombe il y a longtemps, comme le montre clairement le panneau manquant dans le côté inférieur droit de la porte.

Fethiye

Le fait de rester plusieurs jours à Fethiye (et aussi d’y retourner en Octobre 2023) nous permet de prendre le temps de visiter les alentours. Nous en profitons donc pour visiter le site antique de Tlos qui était une ancienne cité lycienne et qui fut habitée sans interruption jusqu’au 19ème siècle par les Romains, les Byzantins et les Turcs ottomans. Le site n’est pas très grand mais la visite vaut le détour pour les plusieurs ruines à voir sur place et la vue est magnifique depuis le point haut.

Près des ruines de Tlos, nous avons aussi visité celles de Pinara sachant que le site regroupe plusieurs choses, il y a des tombes lyciennes, des ruines romaines et aussi une nécropole rupestre à flanc de falaise. A savoir que vous pouvez y voir de nombreux vestiges intéressants éparpillés sur plusieurs collines, dispersés et cachés dans les broussailles. Le paysage est sublime. Le théâtre est en bon état mais les
temples d’Apollon, d’Aphrodite et d’Athéna sont difficilement discernables. 

Les tombes sont très intéressantes et particulièrement les tombes royales ornées, dont l’une offre une représentation détaillée du modèle de cité lycienne.

Nécropole rupestre

Nous en profitons aussi pour visiter les sites de Letoon-Xanthos et Patara, malheureusement suite à un piratage de mon NAS, j’ai perdu les photos de plusieurs pays dont celle de notre voyage en Turquie en 2021 et donc celles de Patara. Nous sommes retournés à Letoon-Xanthos en 2023 donc je peux dire quelques mots sur ce site historique.

La ville antique de Xanthos, qui a été la capitale ainsi que le centre administratif le plus important de la civilisation lycienne, demeure, malgré les siècles écoulés, une citée somptueuse grâce notamment à ses tombeaux de roche et ses piliers funéraires qui ont résisté aux temps. Les bas-reliefs en marbre du pilier des Harpies, supposé être la sépulture du général-roi Kubernis (480 ou 470 avant notre ère) dont des fragments ont été transportés au musée d’Antalya, apporteraient aussi la preuve d’une histoire antérieure à la période de l’occupation perse (de 550 à 334 avant notre ère).

Xanthos

Avant d’arriver sur Antalya, nous avons aussi visité les ruines de Myra. Nous avons trouvé le site vraiment intéressant et comme c’était en fin de journée, la lumière sur le site apportait une superbe variété de couleurs.

L’ancienne cité de Myra fit au IIème siècle av. J.-Ch. partie de la ligue lycienne. Conquise, comme toute la région par Alexandre le Grand, elle se développa pendant la période hellénistique et romaine grâce à son port, Andriake.

Byzantine, seldjoukide, puis ottomane elle périclita vers le VIème siècle, suite à l’envasement de la rivière Miros la coupant ainsi d’un accès facile à la mer pour les marchandises.

Abandonnée avant de disparaître complètement, elle ne fut redécouverte qu’au XIXème siècle. Il ne reste aujourd’hui à visiter que le théâtre (imposant de 8000 places) et les deux nécropoles rupestres.

Ruines de Myra
Ruines de Myra

Une fois arrivés sur Antalya, nous en profiterons pour visiter le théâtre d’Aspendos qui est un peu loin de la ville mais qui vaut le détour.

Le théâtre est dans un état de conservation remarquable, il est considéré comme le mieux conservé d’Asie Mineure en particulier grâce à une restauration réalisée au XIIIème siècle par les Seldjoukides qui en transformèrent une partie en palais.

Une inscription en grec et latin sur la façade de la scène indique que la construction du théâtre date du règne de l’empereur romain Marc Aurèle (161 -180 après JC), qu’elle a été financée par les frères Curtius Crespinus et Curtius Auspicatus et qu’elle a été réalisée par l’architecte Zénon, natif d’Aspendos. Le théâtre est dédié aux Dieux du pays et à la famille Impériale.

Le bâtiment est un superbe exemple d’un théâtre romain même si certains aspects reprennent des éléments d’architecture hellénistique, comme souvent dans ces régions d’histoire grecque.

De l’extérieur, le bâtiment présente une imposante façade de pierre, de 100 mètres de large, percée de portes qui donnent accès à l’orchestra.

L’intérieur du théâtre est impressionnant. Le haut mur de scène, à 2 niveaux, était orné de colonnes et de niches abritant des statues et était recouvert de marbre. Au sommet du fronton, un bas-relief représente Dionysos, le dieu du théâtre et de la tragédie, entouré d’un décor de feuilles et de fleurs. Cinq portes, la centrale étant la plus grande, s’ouvrent dans la façade et permettaient la circulation des acteurs. Le théâtre d’Aspendos offrait ainsi une capacité d’accueil de 15 000 places.

Nous passerons quelques jours à Antalya pour profiter de la ville et couper un peu de ces nombreuses mais intéressantes visites historiques avant de continuer notre voyage en Turquie vers la Cappadoce.

Antalya

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