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Nous avons beaucoup douté sur le fait d’aller à Hué et Hoi An qui sont deux villes au centre du Vietnam et qui sont incontournables mais … y aller en Novembre est risqué. Pourquoi ? Car c’est la saison des pluies et il y a des risques d’inondations dans cette partie du Vietnam.

Donc sachant ça, nous avons décidé de tenter d’y passer rapidement quand même en venant du Laos et nous avons eu de la chance car il n’y a pas plu une goutte.

Et comme il n’a pas plu alors qu’on était persuadé que ça serait le cas, nous avons donc passer quelques jours de plus et nous avons bien fait car ces deux villes font partie de nos coups de coeur au Vietnam.

Quelle est l'histoire d'Hoi An ?

 À l’origine, la ville faisaitt partie du royaume de Champa, une civilisation maritime influencée par l’Inde, connue pour le commerce des épices, de la soie et des céramiques. Le port, alors appelé Lam Ap Pho, servait déjà de point d’échange entre l’Asie du Sud-Est, l’Inde et la Chine.

C’est entre le XVe et le XVIIe siècle que Hoi An connaît son apogée. Rebaptisée Faifo par les commerçants étrangers, la ville devient l’un des ports les plus actifs d’Asie du Sud-Est.

Des marchands chinois, japonais, indiens, arabes et européens (portugais, hollandais, français) s’y installent. Cette diversité façonne l’architecture et la culture locale.

Combien de temps faut-il y consacrer ?

Je dirais qu’il faut y passer à minima 3 jours comme à Hué, car ça laisse le temps de flâner dans les rues de la ville. C’est une ville très photogénique, où on peut toujours découvrir quelque chose car il y a tellement de détails partout, tellement d’échoppes intéressantes. Et aussi le sanctuaire My Son qui est a visiter si vous en avez l’occasion.

Après il est aussi possible de sortir un peu de la ville pour aller du côté de la plage qui n’est qu’à quelques kilomètres.

Où se loger ?

A Hoi An, nous avons logé dans un hôtel de classe supérieure où le petit déjeuner était fantastique, un peu loin du centre mais nous pouvions emprunter des vélos gratuitement, en plus de ça ils mettaient a disposition une navette qui nous conduisait gratuitement dans la ville. Il y avait un créneau le matin et un le soir pour rentrer. Nous avons payé 34€ par nuit pour 2 avec petit déjeuner.

  • Nghê Prana Hotel & Spa Hoi An
Nghe Prana hotel and spa

Où manger ?

Il y a beaucoup de bons restaurants à Hoi An et pour tous les budgets, voici quelques uns que l’on vous conseille

  • Grandma Kitchen
  • The soul restaurant
  • Faifoo central restaurant
  • Cao Lau Ba Le Restaurant
  • Reaching out Teahouse (pour les amateurs de thé)

Quand faut-il y aller ?

Je répondrais la même chose que pour Hué, afin d’éviter la saison des pluies, il vaut mieux ne pas aller dans le centre du Vietnam pendant la période du mois de Mai au mois de Novembre. Nous avons eu beaucoup de chance car nous sommes arrivés fin Novembre à Hoi an pour quelques jours et nous n’avons pas eu de pluie.

Donc attention lorsque vous souhaitez vous y rendre, car ça pourrait gâcher votre visite.

Maison communale Ong Voi

Notre séjour avec un peu plus de détails !

Hoi An

Hoi an fait partie des immanquables lors d’un voyage au Vietnam. C’est une ville magique connue pour ses lanternes colorées, ses façades jaunes baignées de soleil et ses ruelles pavées au charme intemporel. Une étape que nous attendions avec impatience et qui a dépassé toutes nos espérances : un véritable coup de cœur ! Le seul regret et de n’avoir pu y rester que 2 jours, nous aurions aimé en rester 2 de plus, mais il a fallu faire des choix car nous souhaitions passer quelques jours dans le delta du Mékong.

Quoi voir ?

L’un des endroits emblématiques de Hoi an est le pont Japonais qui a été construit vers 1593 par la communauté japonaise installée dans la ville, alors grand port commercial connu sous le nom de Faifo. À cette époque, Hoi An est divisée par un petit cours d’eau séparant les quartiers japonais et chinois.

Contrairement à un simple pont, le Chùa Cầu est aussi un lieu spirituel. Il abrite un petit temple dédié à Tran Vo Bac De (Xuan Wu), une divinité protectrice associée au nord, à l’eau et à la maîtrise des forces naturelles.

Ce qui nous a aussi beaucoup plu à Hoi An, c’est de flâner dans les rues et ruelles de la ville.
On remarque encore son passé commercial et le mélange des cultures qui ont façonné cet ancien port : influences chinoises, japonaises et vietnamiennes se côtoient à chaque coin de rue. Les façades colorées, les maisons anciennes, les lanternes suspendues et les petits temples donnent à la ville une atmosphère hors du temps.
En se promenant, on découvre des cours cachées, des ateliers d’artisans, des cafés paisibles et une douceur de vivre qui invite à ralentir. À la tombée de la nuit, lorsque les lanternes s’illuminent, Hoi An devient encore plus magique, presque irréelle.

Embarcadere

Le marché d’Hoi an est une belle découverte aussi (un peu comme la plupart des marchés au Vietnam), entre les étals de fruits tropicaux, les épices, le poisson tout juste pêché et les plats préparés sur place, on en prend plein les sens. Un lieu authentique, vivant, parfait pour observer le quotidien des habitants… Les bonnes adresses pour les visites et pour manger nous avez été partagé par notre guide francophone Khuyen avec qui nous avons passé la demi journée, au cas ou son contact est le +84 128 265 1999.

Ce qu’il faut aussi visiter lors de votre passage à Hoi A, ce sont les pagodes car elles ne sont pas seulement des lieux religieux, elles sont aussi profondément liées à la vie quotidienne des habitants. Souvent discrètes, nichées entre deux maisons ou derrière une cour, elles offrent une atmosphère paisible, presque hors du temps.

Encens qui brûle lentement, lanternes colorées, statues protectrices et inscriptions anciennes rappellent l’importance des croyances bouddhistes, taoïstes et confucéennes. Certaines pagodes étaient aussi fréquentées par les communautés chinoises venues commercer à Hoi An comme je l’ai indiqué auparavant. Voici les principales a visiter.

  • Pagode Quan Cong : La plus célèbre de Hoi An. Construite en 1653, elle mélange influences vietnamiennes, chinoises et japonaises. Elle est dédiée au général Quan Công (Guan Yu), figure historique chinoise devenue symbole de loyauté, courage et justice. Très respectée par les commerçants, elle était un lieu de prière pour la prospérité et la protection des affaires.
  • Salle de congrégation Phuc Kien : À l’origine, au XVIIe siècle, elle servait de lieu de rassemblement pour les marchands chinois originaires de Fujian. Elle est dédiée à Thien Hau, déesse de la mer, protectrice des marins et des voyageurs.
  • Salle de congrégation Cantonaise (Quang Trieu) : Moins connue mais tout aussi intéressante, cette salle fut construite en 1885 par la communauté chinoise de Canton. Elle est dédiée à plusieurs divinités, dont Quan Cong.

En plus des pagodes et maisons de la congrégation, les maisons anciennes de Hoi An valent le coup d’une visite. Elles sont souvent en bois sombre, sont parmi les mieux conservées du Vietnam. Construites entre le XVIIe et le XIXe siècle, elles appartenaient à de riches marchands. Leur architecture est pensée pour résister aux inondations et au climat tropical : façades étroites, maisons en longueur, cours intérieures pour la lumière et la ventilation.
À l’intérieur, on découvre des poutres sculptées, des autels familiaux, des meubles anciens et parfois des objets venus de Chine ou du Japon, témoins des échanges commerciaux de l’époque.

  • Maison Tan Ky : La plus célèbre de Hoi An. Vieille de plus de 200 ans, elle mélange influences vietnamiennes, chinoises et japonaises. On y voit encore les marques des inondations passées sur les murs, preuve de son adaptation au temps.
  • Maison Phung Hung : Impressionnante par sa taille et ses balcons en bois. Ancienne maison de marchand, elle servait à la fois d’habitation, d’entrepôt et de boutique.
  • Maison Duc An : Plus discrète mais très authentique. Elle a conservé son mobilier d’origine et raconte la vie intellectuelle et commerciale de Hoi An au XIXe siècle.

Mais venir à Hoi An, sans visiter le musée Precious Heritage, serait vraiment dommage tant ce musée fait hommage a toutes ces ethnies (54 au total) présentes au Vietnam ou pour certaines sur le point de disparaître. Nous avons été bouleversés par ce musée, c’est un sentiment très personnel mais ça nous a beaucoup touché. 

Ce musée a été créé par le photographe français Réhahn. Installé dans une grande maison traditionnelle au cœur de la vieille ville. Dès l’entrée, on comprend que ce musée n’est pas seulement une exposition, mais un véritable projet de préservation culturelle.

On peut y trouver des portraits qui sont accompagnés d’un texte qui raconte l’histoire de la personne, de son peuple, de ses traditions et de son mode de vie, mais aussi des costumes traditionnels authentiques tous portés et offerts par les communautés elles-mêmes. Ce n’est pas juste un musée, c’est une rencontre, une leçon d’humilité et un hommage vibrant à la diversité humaine du Vietnam, pour résumer, un gros coup de coeur !

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